13.09.2007
Reuh !
Non, je ne suis pas mort noyé. Et non, Josh Hartnett ne m’a pas kidnappé sur une moto pour aller vivre avec les moutons dans le Montana.
J’étais juste trop préoccupé pour écrire. Je le suis encore mais l’envie de faire vivre à nouveau ce blog s’est fait ressentir. Il m’aura fallu du temps, certes, mais je crois que c’est reparti. Cela va redevenir une habitude, à la fois bonne et mauvaise. Bonne car synonyme de plaisir et mauvaise car pendant les cours barbants, et dieu sait qu’il va y en avoir comme je redouble, le stylo va me démanger et la prise de note va se muer en un flot de mots relatant ma vie rébarbative qui vous intéresse un minimum je ne sais pourquoi.
Cette nouvelle année universitaire ne sera pas simple. Les cours, les job, les préparations de concours, la vie de couple et de famille, les amis… J’ai la vie de tout le monde, en fait. Bon, j’ai une bite et j’aime la bite ce qui me rend un peu plus différent que tout ce monde mais la plupart de mes lecteurs sont dans le même cas. Je pense qu’au file des mots, je viens de me rendre compte, là, à l’instant même, que ma vie est si banale que je ne comprends pas comment elle pourrait vous intéresser.
J’ai moins envie d’écrire.
Je ne comprends pas mais je sais qu’écrire me fait plaisir. Alors je vais continuer mon autosatisfaction et si vous y trouvez votre compte, tant mieux.
Au plaisir.
11:16 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
10.08.2007
J'ai et je vais...
Demain, je vais passer la journée à avoir mal au cul dans un kayak. J’avais déjà fait cette expérience lors d’un voyage organisé lorsque j’étais en quatrième et je réitère cette torture dans la même rivière. C’est parti d’une image qui me fera rire jusqu’à la fin de ma vie. Ma meilleure amie que je traîne depuis que j’ai onze ans, qui devait faire 1m50 à l’époque et qui en fait pas beaucoup plus aujourd’hui, essayant de s’extirper de l’eau pour remonter dans le kayak, alors que ses baskets pleines d’eau l’entraînaient vers le fond et que son gilet de sauvetage, mal attaché et trop grand, flottait au niveau de sa tête. Et moi, mort de rire, incapable d’agir, alors qu’elle me crie qu’elle se noie. Ecrire cette description m’aura pris cinq minutes tellement j’en ris encore. Et si on refaisait le plein de souvenirs de ce genre ?
Sept ans plus tard, ce sera donc mon chéri, ma meilleure amie et moi dans le même kayak.
S’il y a bien quelque chose que je regrette à propos de mes années collège et du lycée, ce sont les voyages organisés. Mes parents ont toujours tout fait pour que je puisse y assister malgré leurs problèmes financiers les frais de scolarité déjà exorbitant. Je leur en serais toujours reconnaissant de m’avoir permis de voyager, de remplir ma tête de souvenirs, de vivre ce que tous les autres vivaient même si je n’étais pas fils d’avocat.
J’ai pris mon premier bain de minuit à Grenade avec des étudiants suédois. J’ai vomi toute une nuit dans la salle de bain d’une énorme blonde qui portait uniquement des string roses à Edimbourg. J’ai couru nu dans les couloirs d’un hôtel quatre étoile à Malaga. Un pigeon m’a chié dessus à Trafalgar Square. A douze ans, je me suis perdu à Aix-la-Chapelle après avoir bu un verre de vin chaud dans un marché de Noël. J’ai abandonné mon slip dans un buisson à Bruxelles. Mais j’ai acheté un string avec des motifs militaires à Barcelone. J’ai peloté pour la première fois des seins lors d’un « action ou vérité » dans une chambre à Tolède. La fille avait trois tétons. J’ai passé une nuit allongé entre deux mecs dans un lit une place en me répétant inlassablement « Ne bande pas ». La première fois que j’ai pris le métro à Paris une grosse black s’est jetée sur moi pour passer le tourniquet, j’ai cru que j’allais mourir. J’ai failli avoir le nez cassé à cause d’une porte de toilettes dans un ferry pendant une tempête. J’ai pris des photos d’une bagarre entre filles dans un McDo de Madrid.
Depuis, j’aime voyager.
16:30 Publié dans Il fût un temps... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08.08.2007
Découvert !
La maman de mon chéri m’a prêté un livre qui s’appelle « La Catin ».
I think that she knows...22:30 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07.08.2007
La mauvaise bonne idée
Je m’étais dit que c’était sympa de pouvoir voir les derniers blogs mis à jour s’afficher dans une de mes colonnes. Jusqu’à ce que je vois s’afficher un blog du Front National. Comme je me fiche royalement de ce groupuscule et que je suppose et espère qu’il en va de même pour mes lecteurs, exit cette petite option à première vue sympathique mais finalement traître.
Je parle rarement de politique ici mais je me devais de vous rappeler que le Front National, c’est caca boudin. Des belles paroles, censées parfois, qui finissent dans l'extrêmisme et le racisme pur et simple.
Ci-joint donc un communiqué officiel du Front National suite aux mots de notre Président à propos de la colonisation. Pour le FN, le vrai problème c’est la colonisation actuelle de l’Europe par l’Afrique…
« Communiqué du Vendredi 27 Juillet 2007-08-07
Le vrai problème : la colonisation de l’Europe !
Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy trompe ses électeurs en pratiquant les repentances dont il avait solennellement annoncé la fin lors de la campagne présidentielle.
Il s’agit en l’occurrence de la repentance pour la colonisation qualifiée de « grande faute », et pour l'esclavage qualifié de « crime contre l'humanité toute entière ».
L’esclavage fut universellement pratiqué mais c’est aussi grâce à la France que celui-ci a été aboli il y a plus d’un siècle et demi !
Quant à la colonisation, celle-ci a eu, comme toute aventure humaine, sa part d’ombres mais aussi sa part de bienfaits que beaucoup de peuples africains ou asiatiques regrettent amèrement.
C’est grâce aux explorateurs, aux pionniers, aux défricheurs, aux bâtisseurs, aux soldats, aux missionnaires, aux médecins coloniaux, aux administrateurs de l’Outre-mer, que les routes, les ponts, les chemins de fer, les ports, les hôpitaux, les dispensaires et les écoles ont été édifiés, que la lèpre ou le choléra, la fièvre jaune ou la variole et nombre de maladies tropicales ont été combattues voire éradiquées.
C’est ainsi grâce à la colonisation qu’en Afrique, l’alphabétisation s’est développée, que les guerres tribales ont cessé, que l’hygiène et l’éducation ont progressé.
Négliger cela, c’est faire injure à la vérité historique ; c’est tomber dans un tiers-mondisme primaire : c’est pratiquer une repentance subversive, par laquelle la dénonciation de la colonisation passée de l’Afrique par l’Europe, dont tous les bénéfices ont été laissés aux Africains, sert à justifier aujourd’hui la colonisation de l’Europe par l’Afrique, dont les bénéfices ne sont pas évidents, c’est le moins que l’on puisse dire. »
11:00 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.08.2007
L'anaconda et nous
Un nouveau fournisseur d’accès internet signifie plein de chaînes gratuites pour un temps limité, histoire de se rendre compte que ça ne vaut vraiment pas la peine de payer un abonnement, même de cinq euros par mois, pour les merdes proposées.
Naturellement, j’ai été intrigué par PinkTV. Pour ce que j’en ai vu, ça se passe de commentaires. A moins que cela ne soit les programmes d’été et dans ce cas, je ne vais pas attendre septembre pour gaspiller de l’argent et voir le véritable contenu qui ne doit pas être bien meilleur. Toujours est-il que cette chaîne est l’une des rares à diffuser des pornos gays. C’est si simple d’en trouver sur le net mais la curiosité est un vilain défaut qui me domine presque entièrement. Et cette curiosité est partagée par ma moitié. D’autant que je lui ai affirmé qu’il n’y avait que des pornos des années 70 avec des cow boy moustachus, d’après des infos et commentaires glanés ça et là.
C’est donc curieux que nous avons zappé à l’heure fatidique. Nous n’avons pas croisé de cow boy jusqu’à présent. Jusqu’à présent car depuis une semaine, nous nous transformons en commentateurs de porno chaque soir. On ne rit pas autant que pendant un sketch de Muriel Robin mais on s’y approche.
Forcé de constater que nous sommes deux belles langues de pute. Rien ne nous échappe. Les chaussettes bleu ciel ultra sexy. Les petits boutons rouges sur les fesses. Les murs roses censés appartenir à une base militaire. Les petits joueurs qui pensent qu’une bite ça mord. Les jeunes premiers qui sont en fait aussi ridés que Jean-Pierre Foucault. Mais ce qu’on préfère, c’est quand même les mauvais doublages/acteurs qui ont plus l’air d’accoucher sans péridural plutôt que de prendre du plaisir et à qui il faut certainement faire une greffe de cordes vocales après le tournage. On est aussi parfois choqué. Comment réagir quand après plusieurs rendez-vous (jamais le premier soir, voyons) le mec parfait baisse le pantalon pour laisser entrevoir, non pas une knacki ball mais un anaconda (appelé également black mamba) qu’il va falloir charmer ? Parce qu’il y a gros et disproportionné, voir terrifiant.
Là où certains couples ont en définitif besoin de quelques pornos pour mettre du piment et en route la machine, nous ça nous fait marrer.
Bien sûr, ça nous donne quelques idées, on n’est pas non plus de simples hyènes hilares. Car même les hyènes font des bébés.
11:15 Publié dans Au jour le jour... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note