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10.08.2007

J'ai et je vais...

Demain, je vais passer la journée à avoir mal au cul dans un kayak. J’avais déjà fait cette expérience lors d’un voyage organisé lorsque j’étais en quatrième et je réitère cette torture dans la même rivière. C’est parti d’une image qui me fera rire jusqu’à la fin de ma vie. Ma meilleure amie que je traîne depuis que j’ai onze ans, qui devait faire 1m50 à l’époque et qui en fait pas beaucoup plus aujourd’hui, essayant de s’extirper de l’eau pour remonter dans le kayak, alors que ses baskets pleines d’eau l’entraînaient vers le fond et que son gilet de sauvetage, mal attaché et trop grand, flottait au niveau de sa tête. Et moi, mort de rire, incapable d’agir, alors qu’elle me crie qu’elle se noie. Ecrire cette description m’aura pris cinq minutes tellement j’en ris encore. Et si on refaisait le plein de souvenirs de ce genre ?

Sept ans plus tard, ce sera donc mon chéri, ma meilleure amie et moi dans le même kayak.

S’il y a bien quelque chose que je regrette à propos de mes années collège et du lycée, ce sont les voyages organisés. Mes parents ont toujours tout fait pour que je puisse y assister malgré leurs problèmes financiers les frais de scolarité déjà exorbitant. Je leur en serais toujours reconnaissant de m’avoir permis de voyager, de remplir ma tête de souvenirs, de vivre ce que tous les autres vivaient même si je n’étais pas fils d’avocat.

J’ai pris mon premier bain de minuit à Grenade avec des étudiants suédois. J’ai vomi toute une nuit dans la salle de bain d’une énorme blonde qui portait uniquement des string roses à Edimbourg.  J’ai couru nu dans les couloirs d’un hôtel quatre étoile à Malaga. Un pigeon m’a chié dessus à Trafalgar Square. A douze ans, je me suis perdu à Aix-la-Chapelle après avoir bu un verre de vin chaud dans un marché de Noël. J’ai abandonné mon slip dans un buisson à Bruxelles. Mais j’ai acheté un string avec des motifs militaires à Barcelone. J’ai peloté pour la première fois des seins lors d’un « action ou vérité » dans une chambre à Tolède. La fille avait trois tétons. J’ai passé une nuit allongé entre deux mecs dans un lit une place en me répétant inlassablement « Ne bande pas ». La première fois que j’ai pris le métro à Paris une grosse black s’est jetée sur moi pour passer le tourniquet, j’ai cru que j’allais mourir. J’ai failli avoir le nez cassé à cause d’une porte de toilettes dans un ferry pendant une tempête. J’ai pris des photos d’une bagarre entre filles dans un McDo de Madrid.

Depuis, j’aime voyager.

08.08.2007

Découvert !

La maman de mon chéri m’a prêté un livre qui s’appelle « La Catin ».

I think that she knows...

07.08.2007

La mauvaise bonne idée

Je m’étais dit que c’était sympa de pouvoir voir les derniers blogs mis à jour s’afficher dans une de mes colonnes. Jusqu’à ce que je vois s’afficher un blog du Front National. Comme je me fiche royalement de ce groupuscule et que je suppose et espère qu’il en va de même pour mes lecteurs, exit cette petite option à première vue sympathique mais finalement traître.

Je parle rarement de politique ici mais je me devais de vous rappeler que le Front National, c’est caca boudin. Des belles paroles, censées parfois, qui finissent dans l'extrêmisme et le racisme pur et simple.

Ci-joint donc un communiqué officiel du Front National suite aux mots de notre Président à propos de la colonisation. Pour le FN, le vrai problème c’est la colonisation actuelle de l’Europe par l’Afrique…

« Communiqué du Vendredi 27 Juillet 2007-08-07

Le vrai problème : la colonisation de l’Europe !

Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy trompe ses électeurs en pratiquant les repentances dont il avait solennellement annoncé la fin lors de la campagne présidentielle.

Il s’agit en l’occurrence de la repentance pour la colonisation qualifiée de « grande faute », et pour l'esclavage qualifié de « crime contre l'humanité toute entière ».

L’esclavage fut universellement pratiqué mais c’est aussi grâce à la France que celui-ci a été aboli il y a plus d’un siècle et demi !

Quant à la colonisation, celle-ci a eu, comme toute aventure humaine, sa part d’ombres mais aussi sa part de bienfaits que beaucoup de peuples africains ou asiatiques regrettent amèrement.

C’est grâce aux explorateurs, aux pionniers, aux défricheurs, aux bâtisseurs, aux soldats, aux missionnaires, aux médecins coloniaux, aux administrateurs de l’Outre-mer, que les routes, les ponts, les chemins de fer, les ports, les hôpitaux, les dispensaires et les écoles ont été édifiés, que la lèpre ou le choléra, la fièvre jaune ou la variole et nombre de maladies tropicales ont été combattues voire éradiquées.

C’est ainsi grâce à la colonisation qu’en Afrique, l’alphabétisation s’est développée, que les guerres tribales ont cessé, que l’hygiène et l’éducation ont progressé.

Négliger cela, c’est faire injure à la vérité historique ; c’est tomber dans un tiers-mondisme primaire : c’est pratiquer une repentance subversive, par laquelle la dénonciation de la colonisation passée de l’Afrique par l’Europe, dont tous les bénéfices ont été laissés aux Africains, sert à justifier aujourd’hui la colonisation de l’Europe par l’Afrique, dont les bénéfices ne sont pas évidents, c’est le moins que l’on puisse dire. »

06.08.2007

L'anaconda et nous

Un nouveau fournisseur d’accès internet signifie plein de chaînes gratuites pour un temps limité, histoire de se rendre compte que ça ne vaut vraiment pas la peine de payer un abonnement, même de cinq euros par mois, pour les merdes proposées.

 

Naturellement, j’ai été intrigué par PinkTV. Pour ce que j’en ai vu, ça se passe de commentaires. A moins que cela ne soit les programmes d’été et dans ce cas, je ne vais pas attendre septembre pour gaspiller de l’argent et voir le véritable contenu qui ne doit pas être bien meilleur. Toujours est-il que cette chaîne est l’une des rares à diffuser des pornos gays. C’est si simple d’en trouver sur le net mais la curiosité est un vilain défaut qui me domine presque entièrement. Et cette curiosité est partagée par ma moitié. D’autant que je lui ai affirmé qu’il n’y avait que des pornos des années 70 avec des cow boy moustachus, d’après des infos et commentaires glanés ça et là.

 

C’est donc curieux que nous avons zappé à l’heure fatidique. Nous n’avons pas croisé de cow boy jusqu’à présent. Jusqu’à présent car depuis une semaine, nous nous transformons en commentateurs de porno chaque soir. On ne rit pas autant que pendant un sketch de Muriel Robin mais on s’y approche.

Forcé de constater que nous sommes deux belles langues de pute. Rien ne nous échappe. Les chaussettes bleu ciel ultra sexy. Les petits boutons rouges sur les fesses. Les murs roses censés appartenir à une base militaire. Les petits joueurs qui pensent qu’une bite ça mord. Les jeunes premiers qui sont en fait aussi ridés que Jean-Pierre Foucault. Mais ce qu’on préfère, c’est quand même les mauvais doublages/acteurs qui ont plus l’air d’accoucher sans péridural plutôt que de prendre du plaisir et à qui il faut certainement faire une greffe de cordes vocales après le tournage. On est aussi parfois choqué. Comment réagir quand après plusieurs rendez-vous (jamais le premier soir, voyons) le mec parfait baisse le pantalon pour laisser entrevoir, non pas une knacki ball mais un anaconda (appelé également black mamba) qu’il va falloir charmer ? Parce qu’il y a gros et disproportionné, voir terrifiant.

 

Là où certains couples ont en définitif besoin de quelques pornos pour mettre du piment et en route la machine, nous ça nous fait marrer.

Bien sûr, ça nous donne quelques idées, on n’est pas non plus de simples hyènes hilares. Car même les hyènes font des bébés.

04.08.2007

Des cris dans la nuit

Quand on a vécu longtemps comme moi au rez-de-chaussée d’un appartement, pouvoir dormir avec les fenêtres grandes ouvertes les nuits d’été est un pur bonheur. Qu’importe le bruit des voitures et le brouhaha nocturne d’une agglomération comme Lille. Cela ne me gêne pas. Cela me berce. C’est un bruit de fond réconfortant qui m’aide à trouver le sommeil.

 

Il y a quelques nuits, des cris venant de la rue me réveillent. Doucement, je sors de ma torpeur. Je ne ronchonne pas avant de me fourrer sous la couette pour me rendormir. Non, comme à chaque fois, quelque soit le degré de fatigue, je tends l’oreille afin de savoir ce qu’il se passe dehors. Des cris à nouveaux. Des voix graves. Certainement des mecs un peu trop bourrés qui sortent de boîte ou d’un bar qui pullulent dans le quartier. Pour vérifier ma théorie, je donne un coup d’œil à mon réveil (mais aussi parce que dans les films, les policiers demandent toujours vers quelle heure on a entendu les cris ou les bruits suspects et que je m’amuse à vérifier l’heure en pensant à mon futur interrogatoire depuis que je suis ado).

 

 Il est 6h00… D’habitude les cris de beuveries ne dépassent pas les 3h00 du matin. Les cris se réitèrent et j’ai l’impression d’entendre distinctement le mot « Marseillais ». Des Marseillais éméchés beuglant dans les rues lilloises à six heures du matin ça s’est certainement déjà vu mais je n’ai pas souvenance qu’il y ait un match annoncé aujourd’hui. Ma curiosité titillée, je sais que je n’arriverai pas me rendormir, surtout à cette heure. Les voix, graves retentissent à nouveau, comme un slogan. Un slogan de manif’. Une manif’ à six heures ? Faut être dingue ou désespéré. Ou être très malin sachant qu’on va faire chier son monde à encombrer non seulement un des grands boulevards de la ville à l’heure où les premiers départs de travailleurs débutent mais en plus, empêcher de dormir les braves personnes ayant ouvert leurs fenêtres pour profiter de la fraîcheur d’une nuit d’été.

 

Je me redresse dans le lit, mon homme dormant de son sommeil de plomb habituel. Les voix se font tout de suite plus distinctes et j’entends distinctement le mot « sans-papiers ». Je suis plus habitué à voir ce genre de manifestation le mercredi en plein après-midi, rue de Béthune. Mais nous sommes bien mercredi, il est juste six heures et nous sommes sur un grand axe de la ville. Les slogans sont scandés d’une seule voix puissante. Mais combien ils sont là dehors ? Mes fenêtres donnant sur une cours intérieure et non pas sur le boulevard directement, impossible pour moi de le savoir à moins de sortir.

 

 Je me vois dévaler les marches de l’escalier, simplement vêtu de mon boxer ultra sexy. Dehors, les rayons de l’aube naissante réchauffent mon corps dénudé, j’aperçois les manifestants qui m’acclament et je cours les rejoindre. Les applaudissements fusent et la Révolution est en marche !

Seulement je n’ai pas de boxer sexy, je suis cul nu avec un tee-shirt trop grand délavé et tâché de confiture de figues du précédent petit déjeuner. Sans compter que je me serais casser la gueule dans les escaliers à cause de mes pantoufles trop grandes.

Je me contenterais de les imaginer assis en plein carrefour, attendant les CRS.

 

Mais les cris redoublent d’intensité, ils vont finir par réveiller mon homme. Les fous ! Je décide de fermer les fenêtres, la chaleur plutôt que de subir le courroux engendré par un réveil trop brutal. Le bruit filtre tout de même et il est déjà 7h00.

 

Je retourne au lit dans le fol espoir de me rendormir un moment. Les voix étouffées sont alors rythmées par des coups de sifflets. Là, c’est plus mes copains.

Ils veulent des papiers ? Ils vont en avoir ! De ma fenêtre je leur balancerais bien quelques rouleaux de PQ. Je me souviens alors qu’il ne reste que la moitié d’un rouleau.

 

Rageur, je coince ma tête entre deux oreillers en attendant le sommeil poindre le bout de son nez.

 

03.08.2007

Retour à la case départ...

Après avoir quitté U-blog pour 20six, je quitte 20six pour HautetFort. Je finirais bien par écouter la sagesse de mon homme et utiliser une page perso free un jour.

Mais comme je veux juste écrire et balancer ça sur le net sans devoir faire toute sorte de manip’ pour que mon blog soit beau comme un camion, je préfère user d’un hébergeur gratuit avec un modèle standard.

Si l’apparence compte, c’est le contenu qui prévaut. Cette mentalité n’est à appliquer pour les recherches amoureuses qu’en cas de désespoir intense ou une fois la quarantaine passée (ce qui revient au même).

J’ai essayé de choisir les couleurs les moins criardes mais il semblerait que HautetFort ne sois guère ami avec le style simple et épuré.

Oui, aujourd’hui, je suis en mode langue de pute.

Et encore, vous ne m’avez jamais entendu critiqué un porno.

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